L'Onychophagie ou l'habitude de se ronger les ongles

Qu'est ce que l'onychophagie ?

L'onychophagie est l'habitude compulsive de se ronger les ongles.

Se ronger les ongles est l'acte le plus courant, le tic ou l'habitude compulsive la plus répandue parmi la population. Selon notre étude (source SEPREM Études & Conseils oct. 2008), un Français sur trois est concerné par cette pathologie. Bien plus, l'onychophagie est à la fois une manifestation psychologique et physique à mettre au rang d'addiction.

La question de l'onychophagie a reçu peu d'attention auprès des cercles professionnels de la santé. Nous n'avons rencontré que peu de publications scientifiques concernant ce sujet. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé d'explorer la question pour vous.

Les causes probables de l'onychophagie et un début d'explication...

Comme dans d'autres addictions, se ronger les ongles donne la sensation d'apaisement et de réduction de la tension nerveuse dans les situations de stress. Les causes peuvent être variées, pouvant aller d'un stress passager à un état d'anxiété avancée et durable. Les situations d'ennui ou les sentiments d'inconfort personnel, aussi bien physique que psychique, peuvent mener le sujet à se ronger les ongles.

Ces causes diverses et variées peuvent remonter très loin dans la petite enfance et nous permettent de rencontrer dans notre quotidien de nombreux exemples.

Il n'est pas rare d'observer une jeune personne porter timidement la main à sa bouche lorsqu'on lui présente une nouvelle connaissance.

Ceci met en relief le stress engendré par une situation nouvelle, le fait de rencontrer et de faire la connaissance d'un inconnu. Nous pouvons voir dans ce cas une appréhension de « l'autre » et un manque de confiance en soi qui prend la forme de cet ongle rongé.

Bien plus, cet ongle rongé qui a souvent une forme irrégulière et aléatoire, qui est fonction de l'énergie et de l'attention que le sujet porte au bout de son doigt, nous renvoi à la forme que prend une relation humaine pleine d'aléas, de compréhensions et d'incompréhensions. L'onychophagie qui est une routine, un acte répété où le sujet scrute son ongle et tente d'y régulariser les imperfections est le contraire même d'une relation humaine qui par définition est spontanée, pleine de surprises, et surtout imparfaite.

De la même manière, on peut remarquer l'attitude d'un écolier ne retrouvant plus les mots de sa récitation, se mordiller les doigts.

Ce mordillement peut être ressenti comme un agacement de la part de l'enfant à ne pas se souvenir. Il peut être aussi perçu comme une forme de désaveu de cet enfant qui reconnaît son incapacité à faire face à cette situation. Alors l'enfant, d'une manière quasi instinctive va vers ce qu'il maîtrise, son ongle. Il tente de se débarrasser de cet inconfort en se soulageant du trop plein d'ongle qu'il possède. En maître de cet acte, il essaie de rétablir une certaine norme à laquelle il est familier, occultant pour un court moment cet instant pénible. Cette norme peut être représentée par cet ongle le plus court et le plus régulier possible.

Il applique donc cette notion normalisée conforme à son imaginaire à ce qu'il peut atteindre et contrôler le plus aisément : le bout de ses doigts.

Nous pouvons encore parler de l'homme pressé devant son bureau, face à une pile de dossiers. Il commence à mâchonner le bouchon de son stylo et interrompt son travail pour se ronger nerveusement les ongles.

Cet exemple surenchérit le sentiment de désaveu éprouvé par l'écolier. L'acte de cet homme peut être saisi comme une forme de désarroi. Ce qui est intéressant dans ce cas, est que le désarroi de cet homme peut être mêlé à deux sentiments extrêmes: soit l'homme qui, dans tous les cas, ressent un fort sentiment d'incapacité décide de renoncer, soit il décide de combattre et de dépasser sa difficulté.

Ceci nous montre que se ronger les ongles n'est pas un acte anodin, mais est bien au contraire la représentation physique d'un combat psychique intense.

L'homme s'interrompt et prend le temps de réfléchir à la manière de surmonter son épreuve, il scrute ses doigts et choisi « celui qui en a le plus besoin », « le plus facile ». Parce que cet homme est en quête de simplicité, alors il ronge ou « coupe » et « régularise » cette situation pénible, cette difficulté. Il prend le temps « d'aplanir la situation » en « égalisant ses ongles ».

Le fait est, que l'acte de se ronger les ongles varie d'un individu à l'autre, en fonction de son histoire personnelle, de son éducation, de son origine et de sa pression familiale et sociale. L'onychophagie dénote une difficulté à réagir face à une situation qui met la personne dans l'embarras.

Se ronger les ongles peut donc être l'expression d'une introversion, d'une timidité ou d'un manque de confiance en soi. L'onychophagie est l'écho d'une angoisse telle qu'elle conduit à un comportement souvent incontrôlable.

Conformément aux exemples cités plus haut, l'onychophagie est une manière d'exprimer une certaine forme de détresse face à la gestion de situations auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés. La personne n'a pas la possibilité d'agir directement sur ces situations, elle va donc mettre en œuvre des comportements détournés de réduction de son état de tension. Le mécanisme qui produit la réduction de l'anxiété n'est pas connu. Cela pourrait être une forme d'auto-contrôle du stress et de l'agressivité générée par la situation pénible comme l'ont suggéré certaines études. Le fait de se ronger les ongles serait un acte destiné à diminuer l'intensité du conflit et des émotions générées.

Parfois, se ronger les ongles peut être le signe d'une véritable auto-agressivité, d'une auto-punition.

Ces différents états d'esprit cités peuvent ne pas être clairement avérés ou remarqués par la personne et son entourage, mais peuvent relever de l'inconscient. Il faut cependant être prudent car l'onychophagie observée seule ne peut pas être considérée comme un diagnostic de déséquilibre émotionnel.

Selon les personnes...

D'après les données de plusieurs études psycho-sociologiques, l'onychophagie commence dés le plus jeune âge sans distinction de sexe.

Différents auteurs décrivent le sujet qui se ronge les ongles comme une personne sensible, souvent nerveuse, qui a des difficultés à extérioriser ses sentiments. L'onychophage peut présenter une forme de retrait, d'indifférence ou de distraction apparente vis à vis de son entourage. A l'inverse, il peut se montrer extrêmement colérique, tenace et têtu face à des situations qui le touchent de prés. Il peut aussi figurer une certaine forme de refus, de désobéissance ou de difficulté à écouter et mémoriser les ordres reçus.

Les personnes interrogées sur leur habitude compulsive nous donnent sensiblement les mêmes réponses :

- un désir de faire ou d'obtenir quelque chose qui est mis en relation à une réflexion personnelle ; nous pouvons prendre l'exemple de notre écolier et de l'homme d'affaire qui sont confrontés à une difficulté personnelle. Ils s'interrompent, observent le bout de leurs doigts puis se rongent les ongles en réfléchissant.
- un manque de confiance en soi
- un ennui, une inactivité, une solitude
- un stress, une anxiété connectée à différentes situations comme un évènement social ou une difficulté personnelle
- un acte inconscient, une habitude sans explication véritable
- une imitation de son entourage.

Aux origines...

Nous pouvons décrire le cas du petit enfant qui porte la main à sa bouche tout naturellement. C'est une manière inconsciente pour lui de rétablir la dualité mère-enfant, définie comme un retour à la tétée ou à l'agrippement du petit à la mère.

Nous pouvons observer par ce phénomène une forme manifeste d'angoisse de la séparation. Selon certains spécialistes, l'individu « arrache des morceaux à la main », c'est à dire prend des parties de soi, de son être. Ceci sous-tend une déchirure interne de la personne, une séparation mal acceptée qui prend la forme de l'onychophagie.

L'onychophagie, phénomène de société...

Globalement, nous notons qu'il y a approximativement le même nombre de femmes et d'hommes qui se rongent les ongles durant leur enfance. Cependant, plus d'hommes que de femmes ont persisté dans leur habitude.

L'onychophagie reflète une tension psychologique qui apparaît à un âge précoce chez l'individu. Quel est le geste plus naturel que de porter la main à sa bouche ?

Nous vivons dans une société de Beauté et d'Esthétisme où malgré le confort, tout va plus vite et où les exigences de résultats et de réussite sont de plus en plus poussées à l'extrême.

On attend souvent de la part de nos enfants, et à juste titre, des résultats scolaires satisfaisants dès les cours préparatoires. L'enfant éprouve alors le besoin d'apporter « un bon carnet de notes », même si les parents ne mettent pas leur petit sous le poids de la contrainte. L'enfant consciencieux focalise donc sa pression sur le bout de ses doigts.

L'appartenance sociale est un facteur essentiel dans le phénomène d'onychophagie. Très tôt, l'enfant examine son entourage familial proche et fonde une projection de lui à travers ce qu'il observe. Il agit par mimétisme tout aussi bien inconsciemment qu'intentionnellement. Ainsi, s'il remarque cette habitude chez l'un de ses proches, cela va favoriser sa tendance à l'onychophagie.

Apparemment les femmes sont moins touchées par le phénomène du fait de la pression sociale. L'idée établie est qu'une main élégamment manucurée est un des aspects véhiculé de beauté propre à la féminité et à la réussite d'une femme. L'idée est mise en pratique particulièrement chez les petites filles à qui l'on impose ce modèle. Cette notion de réussite sociale associée à de belles mains est aussi vraie pour les hommes mais dans une moindre mesure. C'est pourquoi les femmes perdent plus facilement cette habitude que les hommes.

L'onychophagie à l'âge adulte est mal perçue socialement. Elle renvoie l'image d'une personne négligée, en état de mésestime de soi.

Selon plusieurs études, les sujets ayant une tendance à l'onychophagie reporteront cette habitude compulsive sur une autre plus socialement acceptable.

Nous pouvons ainsi observer d'anciens onychophages au temps de l'enfance et de l'adolescence devenus fumeurs à l'âge adulte.

En effet, l'onychophagie dans sa mimique rejoint la gestuelle du fumeur, celui-ci maintien sa cigarette entre ses deux doigts et la porte à sa bouche.

La cigarette peut être considérée comme un « doigt » virtuel plus socialement acceptable qui occupe la même fonction que le doigt de l'onychophage, mais d'une manière détournée. Nous pouvons même observer dans certains cas les ongles rongés d'un fumeur, car il est très difficile de reporter totalement cette habitude pathologique qu'est l'onychophagie sur une autre pratique compulsive.

Il existe bien une relation entre le fait de fumer et de se ronger les ongles, ces deux dépendances permettent au sujet de réduire la tension nerveuse ressentie dans des situations de stress.

Les complications...

D'un point de vue médical, les mains sont les vecteurs d'innombrables germes.

Même si l'individu se lave régulièrement les mains très scrupuleusement, il restera toujours quelques bactéries, virus et parasites sous les ongles à la bordure des doigts.

L'onychophage peut alors être le sujet de multiples infections. Les plus courantes sont celles qui vont toucher la sphère gastro-intestinale, donnant lieux à des diarrhées, nausées et vomissements.

L'onychophagie peut aussi engendrer des pathologies de la bouche.

Le geste répétitif de se ronger les ongles peut induire une déformation de la dentition, de la gencive et du palais. La gencive et le palais, apparentés à des tissus mous sont sensibles à la contrainte physique et peuvent donc changer de forme sous la pression d'un acte répété.

Les ongles peuvent toucher, irriter et découvrir les gencives. L'onychophagie contribue alors au déchaussement des dents. L'irritation générée favorise la propagation des inflammations telles que les gingivites.

Le mordillement des ongles et les petits impacts brefs des dents entre elles peuvent causer des micro-fractures de la surface dentaire, notamment au niveau des extrémités donnant un aspect en lame de scie qui accroche et blesse la langue et la face interne des joues. Les micro-fractures encouragent l'érosion de la dent, et entrainent parfois à terme pour les sujets les plus fragiles une cassure.

Se ronger les ongles facilite la dissémination de plusieurs pathologies infectieuses bactériennes comme les aphtes, ou fongiques comme les muguets (candidoses ou infections due à des champignons).

L'Herpès est la pathologie virale la plus commune à l'onychophagie. Le sujet qui se ronge les ongles facilite la diffusion du virus Herpès non seulement autours de sa bouche, mais favorise aussi la contamination et la manifestation infectieuse de l'Herpès au niveau de ses doigts.

L'onychophage risque de créer des plaies propices à la formation d'un panaris. Le panaris est une infection aigüe du doigt ou de l'orteil à la jonction de l'ongle et de la peau. Le doigt devient rouge, enflammé et douloureux. La pulpe du doigt se remplit de pus, signe de l'infection qui, mal soignée, peut conduire à la constitution d'un abcès.

L'onychophagie n'a donc pas seulement un aspect délétère sur l'esthétique de la main, mais peut aussi susciter de nombreuses pathologies conséquentes à cette habitude compulsive.

Les traitements et la prévention...

La plupart des instigateurs de la question reconnaissent que le traitement symptomatique de l'onychophagie est restreint : vernis amer sur les ongles, auto-remontrances ou remontrances de l'entourage, self-control, suggestion et auto-suggestion, pansement sur le bout des doigts.

Le vernis amer pour les ongles est le seul traitement « physique » symptomatique de l'onychophagie. En effet, l'onychophagie étant une pathologie avant tout psychique, autres les traitements à mettre en place sont de type psychologique.

Notre recherche sur le sujet à travers plusieurs publications scientifiques nous a permis de mettre en évidence la méthode de « renversement des habitudes » (Habit reversal) développée par Azrin et Nunn en 1973. Cette méthode a été démontrée comme étant efficace en réduisant significativement les troubles compulsifs répétitifs ou tics tels que le mordillement des lèvres et l'onychophagie.

La méthode d'Azrin et Nunn comprend plusieurs composantes dont trois sont essentielles:

  • « un entrainement à la sensibilisation » qui permet au sujet de détecter les signes avant-coureurs du comportement compulsif
  • « une réponse concurrente », le sujet apprend à mettre en place et utiliser une gestuelle de substitution non nocive compatible avec cet usage compulsif, comme par exemple, serrer les poings au lieu de se ronger les ongles
  • « un entourage protecteur », c'est à dire des parents ou amis qui aident le sujet à mettre en place et à appliquer la réponse concurrente avec un système d'encouragements et de congratulations à chaque fois que l'individu parvient à maitriser son tic ; ceci permet au sujet de reprendre confiance en lui et de progresser plus rapidement

Selon les résultats mis en valeur, cette technique serait plus efficace contre l'onychophagie sévère que l'hypnose, la médication (anxiolytiques et antidépresseurs) ou les méthodes punitives.

Nous pouvons cependant mettre l'accent sur ce traitement physique symptomatique qu'est le vernis amer. Il a bien des avantages que l'onychophage et son entourage ne doivent pas négliger. Ce dispositif, en flacon qui tient dans une poche, est utilisable aussi fréquemment que l'onychophagie elle-même.

S'il est de bonne fabrication, ce vernis est totalement inoffensif pour l'organisme, même s'il est ingéré ; il peut dissuader facilement les plus jeunes qui débutent dans cette habitude compulsive.

Quant aux onychophages confirmés, l'amertume jouera un rôle non négligeable dans le fait d'écœurer le sujet, et ceci le rebutera dans le désir de porter son doigt à sa bouche pour ronger son ongle. La conséquence sera donc de voir l'onychophage freiner, voir abandonner son habitude.

Toutefois le vernis amer seul ne peut constituer une solution efficace et appropriée à un individu marqué d'une onychophagie sévère et réfractaire. Néanmoins, ce dispositif amer, en complément d'un traitement psychologique adapté peut apporter une aide importante, une réponse thérapeutique positive notable chez ce type d'onychophage inflexible.

Le vernis amer constitue donc un traitement tout à fait adéquat pour les pathologies légères ainsi que pour les onychophagies rigides en complément d'un traitement psychologique adapté.

L'utilisation précoce du produit chez un jeune sujet, ou chez un individu dont l'habitude est récente a de fortes chances de donner de bons résultats.

D'une manière générale, l'onychophagie est un trouble psychique qui nécessite une prise en charge par la compréhension et l'écoute de l'individu. Dans bien des cas, ce geste compulsif est difficilement explicable ou maitrisable par le sujet.

C'est pourquoi il faut éviter de punir l'enfant qui par définition manque de maturité et d'expérience. Il pourrait ne pas comprendre le sens des remontrances qui lui sont faites. Cela pourrait ajouter à sa frustration et par conséquent, accentuer son habitude compulsive.

Par ailleurs, si l'enfant se ronge les ongles consciemment, par mimétisme, et réalise que les parents sont contrariés par cette habitude, il pourra utiliser ce tic pour retenir leur attention.

Dans la plupart des cas, un peu d'attention, de compréhension et d'affection suffisent à l'arrêt de l'onychophagie chez les plus jeunes.

Les parents jouent un rôle central dans la prévention en coupant les ongles des plus petits et en leurs expliquant avec des mots simples les inconvénients et les dangers de l'onychophagie.

Les parents peuvent apprendre aux garçons, dès qu'ils en ont l'âge, à bien se couper les ongles, favorisant alors une autonomie et une mise en valeur de l'enfant. L'enfant se sent alors responsabilisé et important aux yeux des parents.

Il en va de même avec la petite fille qui a tendance à se ronger les ongles. Le parent peut prendre du temps, un moment privilégié de complicité et de communication, pour lui faire une jolie manucure et lui appliquer un vernis amer transparent durcissant.

Le tout est d'établir un moment de convivialité et d'entente aussi bien avec les plus petits qu'avec les adolescents. Il faut savoir parler, écouter et discerner les appréhensions exprimées parfois à demi-mots, qui conduisent à se ronger les ongles.

L'arrêt de l'onychophagie tient essentiellement à la motivation du sujet et à sa conscience vis à vis de sa pathologie.

Il faut que l'individu se focalise sur autre chose que le bout de ses doigts. Il lui faut une activité physique ou cérébrale qui lui occupe les mains et retienne son attention.

L'individu peut consacrer du temps à l'art du dessin, de la peinture ou de la sculpture qui est un moyen à la fois d'occuper ses mains mais aussi d'exprimer ses tensions les plus profondes. De la même manière, l'individu peut mobiliser ses mains et son esprit par la pratique d'un instrument de musique.

Il existe bien d'autres astuces plus simples, comme mâcher du chewing-gum sans sucre ou manipuler un élastique ou un autre objet avec ses doigts. Ces petites ruses contre l'onychophagie peuvent rendre cette habitude difficile voir impossible.

En conclusion,

L'onychophagie est bien une pathologie psychique qui prend une forme d'expression physique.

Nous savons que cette habitude compulsive physique est bornée au seul fait de se ronger les ongles. En revanche, la phase psychologique de la pathologie comprend des causes diverses et variées parfois incomprises et mal connues.

Chaque cause est à mettre en relation avec l'individu dans sa globalité, son histoire personnelle, son caractère. Ainsi, le traitement à apporter au sujet est à prodiguer au cas par cas.

Si l'onychophagie persiste malgré les différents traitements et soins apportés au sujet, la prise en charge psychologique par un professionnel de la santé reste le moyen le plus sûr d'apporter une réponse efficace à ce trouble compulsif.

Synthèse réalisée pour le compte d'ACLAE Santé
par M. Benjamin Steele, étudiant en pharmacie
Association Junior Etudes
Faculté de Pharmacie de Paris 11 Sud, Châtenay-Malabry